Le journal nature

Le journal nature plane dans mon cerveau depuis que je l'ai découvert, il y a quelques années.
C'est probablement dû au fait que je peux, en théorie, revenir sur mes randonnées à n'importe quel temps donné. Le sens d'être entre les arbres et de pouvoir respirer la saison nous rend tous·tes heureux, qu'on le sache ou non. Mais pouvoir le noter, et le documenter, rend l'expérience plus apte à être revisitée.

Tout ça est probablement dû à, et amplifié par la #métacognition, phénomène largement documenté dans le domaine du journal nature.

Lorsque vous regardez une page de votre journal, vous vous voyez en train de réfléchir, ligne par ligne, trait par trait, avec une image, un diagramme, des mots, des choses que vous comptez, des choses que vous mesurez.

John Muir Laws (traduction libre)

C'est rapidement devenu pour moi un moyen de penser à ce que je pense, surtout l'été. L'hiver, les mois long sans grande variété m'ont ensuite poussé à créer un jardin digital et un site personnel au lieu d'un journal nature pendant ces mois.

Mais je veux améliorer mes compétences d'identification en hiver aussi, donc je vais continuer à sortir même en hiver dans les années qui suivront.

Mon parcours d'éducateur

J'ai commencé à suivre une formation avec la Fondation Wild Wonder il y a un an, et c'est rempli d'informations.

La méta-cognition y occupe une place d'honneur, ainsi que les façons de donner de la rétroaction, ou du feedback, valable. Il va même jusqu'à appeler une bonne rétroaction, du feedforward. Il n'y a pas d'équivalent en français qui a du sens. Disons "retours positifs".

Au-delà de tout ça, j'ai décidé de participer au mouvement et de créer mes propres initiatives de journal nature.

Art, documentation ou acte de présence attentive?

Le journal nature peut être vu l'une des composantes de l'art de terrain, ou simplement comme une façon de documenter ce qui nous entoure.

Dans sa plus simple expression, il sert à tout simplement profiter d'un moment de présence attentive, ou de pleine conscience.

Quoi qu'il en soit, la plus grande barrière à son adoption semble être l'association à l'art, donc il ne faut pas le voir comme un acte artistique en soi.

Je prends soin de ne pas appeler mes journaux de l'art, pour ne pas réserver la pratique aux artistes.

Mes propres journaux

En 2025, j'ai commencé à relier mes propres journaux, grâce à une technique de reliure.

Grâce à mon indépendance nouvellement-découverte des magasins d'art (Je vous aime toujours, je n'ai rien à plaindre, c'est juste que 40 $ pour un seul cahier, ça monte vite), je trouve une nouvelle façon de créer et m'exprimer.

Toutefois, la reliure copte est très difficile à faire, donc je n'ai pas fini d'en acheter!