Changement des bases de référence

Il ne faut pas oublier le passé.

En français, on parle souvent d'Amnésie écologique, mais l'étude de l'histoire environnementale nous fait reconnaitre l'existence du «changement des bases de référence» (shifting baselines).

Quand on fait place à la nouvelle génération, on oublie souvent que ces gens n'auront pas de référent passés, à moins qu'on ne leur montre.

Les animaux en déclin, les arbres devenant plus petits, tout ça devient normal pour la prochaine génération.

Il ne faut pas oublier le passé abondant qui nous a donné vie.


Daniel Pauly, l'un des grands théoriciens de ce concept, a beaucoup pensé à l'application de ce concept, et à l'acceptation de la dégradation de l'environnement dans la population, même chez les scientifiques.

Pourquoi les gens acceptent-ils cela ? Parce qu'ils ne savent pas que c'était différent. Et en réalité, beaucoup de gens – notamment des scientifiques – contesteront le fait que c'était vraiment différent. Et ils le contesteront parce que les preuves présentées dans le modèle précédent ne correspondent pas à la manière dont ils aimeraient que leurs preuves soient présentées. Par exemple, les anecdotes (..) ne sont pas utilisées parce qu'elles ne sont pas scientifiques.

Par le journal nature, on peut établir une base de référence pour les générations futures, et leur montrer un peu de ce qu'on sait aujourd'hui. Et peut-être qu'eux-mêmes hériteront d'un monde où les connaissances se transmettent non seulement sur les bancs d'école, mais assis sur le sol, dehors, face à une feuille blanche.