Tsuga canadensis

Pruche du Canada

Je me dis que j'ai une vague impression, quand même, de comment mon lieu de vie avait l'air, avant.
Mais le ressenti, je ne l'ai pas. Mon référent s'est nivelé vers le bas.

Pour illustrer ce ressenti, prenons la pruche du Canada, par exemple, Tsuga canadensis. Appelé "haricot" ici, par mes ancêtres, la pruche est mon conifère préféré.

C'est à cause du teint verdâtre donné par ses aiguilles, lorsque la lumière passe au travers. Le fait que ces mêmes aiguilles, lorsqu'elles tombent au sol, y étranglent à peu près toute la végétation pour créer un tapis coloré de bruns ocres. La délicatesse de ses cônes. L'âge réel de ces peuplements.


Mais tout ça, ce ressenti de la pruche, est peut-être appelé à disparaître avec les arbres eux-mêmes. Une infestation sévère du puceron lanigère, un parasite de la pruche, a déjà commencé à tuer des peuplements entiers ici, qui sont achevés par des ouragans de plus en plus communs.

Est-ce que la génération d'après saura à quoi avaient vraiment l'air nos innombrables peuplements de pruche?